Nous accueillons la Journée internationale des femmes travailleuses, le 8 mars, dans une période où les guerres impérialistes, les occupations et, par conséquent, les migrations, le chômage et la pauvreté se multiplient ; où tous les États impérialistes se préparent à un nouveau partage du monde ; où les mouvements fascistes se développent et accèdent au pouvoir dans de nombreux pays ; et où toutes les libertés démocratiques en général, et les acquis des femmes en particulier, subissent de violentes attaques.
Au Rojava, les conquêtes des femmes sont prises pour cible par les puissances impérialistes et les États réactionnaires de la région. En Iran, les revendications de liberté des femmes sont étouffées dans le sang et les massacres. Sur les routes de l’exil, des femmes et des enfants meurent. Dans les guerres, les corps des femmes deviennent le champ sur lequel on cherche à briser la volonté des peuples et des nations opprimées. Le système patriarcal et ses appareils de violence étatiques – de la Palestine au Soudan, de la Syrie à la Turquie – cherchent à étouffer les aspirations des femmes à la liberté, à la justice et à la solidarité, par des massacres, des agressions et des viols.
Mais ces attaques patriarcales ne parviennent pas à détourner les femmes conscientes de leur genre du chemin de la lutte. Les féminicides se transforment en points de résistance où les femmes affrontent le système patriarcal et le fascisme. Le mouvement LGBTI+ gagne en visibilité sociale et conquiert de nouveaux espaces à travers son combat. Le mouvement des femmes acquiert un caractère de plus en plus internationaliste.
Ni les violences sexuelles infligées par le sionisme israélien aux femmes ayant pris part à la Flottille pour briser le blocus de Gaza, ni celles subies par les femmes du Convoi vers la Turquie pour briser le siège de Kobanê au Rojava, ne pourront briser la solidarité internationale des femmes. Ni les arrestations massives menées le 3 février en Turquie contre les femmes socialistes qui portent la lutte pour la liberté et la justice dans les rues, ni les massacres, les arrestations et les exécutions en Iran ne parviennent à étouffer la lutte des femmes pour leur libération.
En tant que TSP, nous saluons la lutte des femmes pour l’égalité, la justice et la liberté qui se poursuit aux quatre coins du monde. Nous appelons toutes les travailleuses et femmes du peuple à descendre dans la rue le 8 mars, à rejoindre la Grève des Femmes contre le patriarcat, les guerres impérialistes, le racisme et le fascisme.
Nous appelons à renforcer la solidarité internationale avec les prisonnières politiques, à leur écrire des lettres pour briser l’isolement et à leur apporter un soutien matériel.
En tant que TSP, nous appelons à participer à notre campagne « Prisonnière sœur », lancée pour dénoncer les arrestations massives du 3 février contre les socialistes par l’État turc fasciste, et à développer la solidarité avec les femmes socialistes emprisonnées.
Vive la solidarité entre femmes !
Liberté pour toutes les prisonnières politiques !
Prisoners Voice Platform (TSP)
20.02.2026

