La terreur des gardes à vue et des arrestations menée par le fascisme en Türkiye contre les socialistes, les organisations d’opposition et les personnes engagées se poursuit sans relâche. Aux premières heures du 3 février 2026 (aujourd’hui), des opérations coordonnées ont été menées dans 22 villes, notamment à Istanbul, Ankara, Izmir et Antalya. Lors de ces raids, les locaux du Parti socialiste des opprimé(e)s (ESP), des Assemblées des femmes socialistes (SKM), de la Fédération des associations de jeunesse socialiste (SGDF), du syndicat DİSK/LİMTER-İŞ, du centre culturel BEKSAV, de Polen Écologie, de Jeunes Femmes Libres, du Bureau juridique des opprimé(e)s ainsi que de l’Agence de presse Etkin (ETHA) ont été pris d’assaut et saccagés, de même que les domiciles de leurs salarié(e)s. Des ordinateurs portables, des disques durs et d’autres supports numériques ont été saisis.
Environ 100 socialistes ont été placé(e)s en garde à vue, parmi lesquels Uğur Ok, délégué à la Conférence internationale de solidarité avec les prisonnier(e)s politiques que nous avons organisée à Paris les 20 et 21 décembre, ainsi que d’ancien(ne)s prisonnier(e)s politiques ayant passé des décennies en détention, des défenseur(e)s des droits humains solidaires des prisonnier(e)s, des journalistes, et les co-président(e)s et dirigeant(e)s de l’ESP, de la SKM, de la SGDF, du BEKSAV et du LİMTER-İŞ.
Les personnes arrêtées sont celles qui, malgré toutes les attaques et arrestations, poursuivent la lutte pour organiser les travailleur(euse)s et les exploité(e)s contre le fascisme.
Elles sont la voix des travailleur(euse)s en lutte, des femmes et des jeunes qui refusent de se soumettre au fascisme, des défenseur(e)s de l’environnement qui luttent contre le pillage de la nature, du peuple palestinien soumis au génocide, de la Révolution du Rojava que l’on cherche à étouffer, et de toutes celles et ceux qui mènent des luttes pour la liberté — de l’Inde aux Philippines, de l’Iran à l’Europe — et dont elles portent la résistance dans la rue.
Elles sont d’ancien(ne)s prisonnier(e)s, des proches de prisonnier(e)s, des journalistes, des écrivain(e)s, des éditeur(rice)s, des écologistes, des syndicalistes, des travailleur(euse)s du théâtre, des musicien(ne)s, des juristes et des défenseur(e)s des droits humains.
Elles sont celles et ceux qui mènent avec détermination la lutte pour la révolution et le socialisme, ainsi que le combat pour la liberté du peuple kurde et de l’ensemble des peuples opprimés.
Elles sont celles et ceux qui se tiennent aux côtés des prisonnier(e)s politiques du monde entier et qui renforcent la lutte et la solidarité internationalistes.
Elles sont celles et ceux qui ne reculent jamais face aux gardes à vue et aux arrestations, et qui poursuivent avec détermination la lutte légitime et militante contre le fascisme, l’impérialisme et le colonialisme.
Nous condamnons fermement cette terreur des gardes à vue visant les socialistes et exigeons leur libération immédiate.
Nous appelons l’ensemble des forces révolutionnaires et démocratiques à se tenir en solidarité avec notre délégué à la conférence et avec tous(tes) les socialistes placé(e)s en garde à vue, et à protester contre ces attaques par des actions et des déclarations publiques.
Libération immédiate des socialistes placé(e)s en garde à vue !
Liberté pour les prisonnier(e)s politiques !
