Vive le 1er Mai ! Liberté pour les prisonniers politiques !
À l’occasion du 1er Mai, Journée d’unité, de lutte et de solidarité de la classe ouvrière, nous sommes dans les rues et sur les places contre le système capitaliste, la pauvreté, les guerres impérialistes et le racisme.
Dans le contexte actuel où l’exploitation capitaliste à l’encontre de la classe ouvrière et des travailleurs s’intensifie à l’échelle mondiale, où la pauvreté s’aggrave, où la rivalité inter-impérialiste, la lutte pour l’hégémonie et la course aux armements se poursuivent, des centaines de milliers de personnes sont massacrées et des millions sont contraintes à l’exil à travers les attaques de l’alliance fasciste États-Unis–Israël contre l’Iran, la Palestine et le Liban, ainsi que dans la guerre Russie-Ukraine et de nombreux autres conflits locaux.
Les pouvoirs du système impérialiste-capitaliste, à tous les niveaux, bafouent le droit et les normes internationales, détruisent les droits et libertés démocratiques conquis par la lutte, et attaquent sans retenue les forces socialistes et révolutionnaires.
Cependant, ces attaques ne parviennent pas à empêcher les forces communistes, révolutionnaires et antifascistes, la classe ouvrière et l’ensemble des opprimés de lutter pour leur libération aux quatre coins du monde. C’est pourquoi, dans de nombreux pays, les forces d’avant-garde de la classe ouvrière, les communistes, les révolutionnaires et les socialistes sont emprisonnés massivement.
En Turquie, le 3 février, les descentes policières contre le Parti socialiste des opprimés (ESP) ainsi que contre les organisations et institutions socialistes — SKM, SGDF, DİSK/LİMTER-İŞ, BEKSAV, Polen Ekoloji, ÖGK, EHB et ETHA —, le saccage de leurs bureaux et des domiciles de leurs membres, la confiscation de leur matériel technique et de leurs archives, ainsi que l’arrestation de 85 socialistes, ont constitué un nouvel exemple du fait que le fascisme ne reconnaît aucune loi ni règle et cherche à liquider l’opposition révolutionnaire. Le régime de direction fasciste, comme chaque année, a procédé cette année encore, à l’approche du 1er Mai, à l’arrestation de dizaines de personnes soupçonnées de vouloir y participer.
Les prisons sont transformées en véritables centres de torture et de massacre pour les prisonniers politiques. L’isolement, les interdictions de communication, les obstacles à la libération, l’entrave aux soins des prisonniers malades, les tortures, la mise à mort par la faim comme dans les geôles israéliennes, ou encore la détention sous isolement strict et hors de tout cadre légal, comme dans le cas des journalistes Eva Maria Michelmann, Ahmet Polad et de milliers de prisonniers en Syrie, sont autant de pratiques inhumaines utilisées pour tenter de briser les prisonniers révolutionnaires.
De la Turquie–Kurdistan à la Palestine, de l’Inde à l’Iran, des États-Unis aux Philippines, du Pérou aux pays de l’Union européenne, de la Tunisie à la Syrie, nous saluons les prisonniers politiques qui, partout dans le monde, résistent à toutes les formes de répression et défendent leurs idéaux révolutionnaires ainsi que leur dignité humaine.
En tant que TSP, nous saluons la lutte des prisonniers politiques qui résistent en prison avec leurs idéaux et leur identité révolutionnaires, et nous célébrons le 1er Mai de la classe ouvrière ainsi que de tous les prisonniers politiques.
Soutenir les prisonniers politiques et lutter pour leur liberté fait partie intégrante du combat pour la liberté de la classe ouvrière et des peuples opprimés.
Nous appelons les travailleurs et travailleuses, ainsi que les forces antifascistes, à renforcer la lutte pour la liberté des prisonniers politiques dans l’esprit d’unité, de lutte et de solidarité du 1er Mai.
Vive le 1er Mai !
Liberté pour les prisonniers politiques !
Plateforme La Voix des Prisonniers (TSP)
29.04.2026

